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Un nouveau test sanguin pour dépister la maladie d’Alzheimer des années avant l’apparition des symptômes a été annoncé par une équipe australienne. Ces deux dernières années, de nombreuses équipes de recherche ont publié leur résultats concernant la mise au point de tests simples et non invasifs capables de dépister la maladie d’Alzheimer avant que celle-ci ne commence à se faire sentir. En mars 2014, des chercheurs de l’université de Georgetown avaient découvert que le taux de 10 molécules lipidiques relevé dans des tests sanguins était diminué chez les personnes ayant présenté un déclin cognitif dans les 5 années suivant les tests. Au mois de juillet suivant, c’est une équipe britannique de l’université d’Oxford et du King’s College of London qui indiquait avoir isolé dix protéines indiquant avec une fiabilité de 87%, les risques pour quelqu’un qui souffre de problèmes de mémoire d’être atteint de la maladie d’Alzheimer au cours de l’année qui suit. En France, Nathalie Compagnone, docteur en neurosciences a créé la société « ICCD » (Innovative Concepts Drug Development) implantée dans la pépinière d’entreprises de Meyreuil dans les Bouches-du-Rhône. Elle espère que ses recherches concluantes menées aux Etats-Unis lui permettront de commercialiser rapidement des outils de dépistage, « sous forme de kits, auprès des centres de la mémoire, des laboratoires hospitaliers et auprès des laboratoires d’analyses médicales ». Aujourd’hui, c’est une équipe australienne de l’université de Melbourne qui annonce avoir développé un test sanguin pouvant dépister la maladie « des années avant l’apparition des premiers signes ». Une étude publiée dans la revue Molecular Psychiatry mardi 28 octobre.Ils ont découvert que les personnes atteintes d’Alzheimer avaient une signature génétique spécifique qui les différenciait des personnes saines. Selon l’une des auteures, le Dr Lesley Cheng du département de biologie moléculaire, le test sanguin a été en mesure de prédire l’apparition d’Alzheimer 5 ans avant que les participants à l’étude ne soient effectivement diagnostiqués. La chercheuse explique que le test a montré une précision de 91%. Si les recherches pour développer des tests de dépistage précoce sont aussi soutenues c’est d’abord parce qu’à l’heure actuelle, aucun traitement disponible n’a démontré son efficacité. Surtout, il est de plus en plus admis qu’il faut pouvoir agir au stade débutant de l’affection et, partant, d’être en mesure de prédire son apparition. Car on est désormais certains que les premiers signes de la maladie apparaissent bien après que le processus de dégénérescence a commencé dans le cerveau. Les tests de dépistage et de suivi d’Alzheimer constituent donc un enjeu majeur non seulement pour une prise en charge précoce, mais également pour rendre la recherche de traitements efficaces plus performante. Pour comprendre l’importance de ces tests, il suffit de se référer à cette étude parue en juillet 2014 dans la revue Alzheimer’s Research and Therapy qui a évalué à 99,6% le taux d’échec des essais cliniques de médicaments menés sur la maladie. Le développement de tests fiables et faciles d’utilisation permettrait ainsi de faire débuter des essais cliniques sur des personnes chez qui la maladie n’est pas encore apparue. De cette façon les recherches pourraient se focaliser sur des moyens de retarder son apparition, voire même de l’empêcher. Actuellement, le diagnostic passe par différents tests neuropsychologiques qui permettent d’analyser toutes les fonctions qui peuvent faire défaut et caractéristiques de la maladie : la mémoire, l’élocution, la capacité mémorielle de phrases, de mots, le repère dans l’espace, la mobilité… Une recherche de symptômes qui ne peut s’avérer concluante que si la maladie est déjà bien développée.

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