Advertisements

Chaque jour, dans le but de préserver leur tour de taille et leur santé, des millions de becs sucrés choisissent de consommer des breuvages « diètes » (sans sucre) au lieu de boire des jus et boissons gazeuses traditionnelles. La réflexion derrière ce geste est plutôt simple : si un breuvage ne contient pas de sucre, il ne devrait pas faire engraisser. Malheureusement, rien n’est aussi simple dans la sphère de l’alimentation! Selon une nouvelle étude de la Purdue University, les boissons gazeuses et les jus « diètes » auraient presque autant de chances de mener à l’obésité que les boissons sucrées.

Pis encore, à l’instar des boissons sucrées, les boissons « diètes » augmenteraient de façon considérable les chances d’un individu de développer le diabète, une maladie du cœur, ou un AVC. L’auteure principale de l’étude, la professeure Susan Swithers, assure avoir été très surprise des résultats. « Honnêtement, je croyais que les boissons diètes étaient marginalement meilleures pour la santé … mais ce n’est définitivement pas le cas », assure-t-elle.

La faute du cerveau

Les édulcorants sont moins caloriques que le sucre. À première vue, les boissons qui en contiennent ne devraient donc pas faire engraisser. Par contre, le problème avec les édulcorants n’est pas la substance en soi, mais bien la façon dont elle est traitée par l’organisme.

Certes, le cerveau humain n’est pas en mesure de faire la différence entre les édulcorants et le vrai sucre. Il s’agit d’un problème majeur, puisque l’organisme ne sait jamais à quels moments il doit mobiliser le pancréas pour produire de l’insuline, une hormone essentielle permettant au sucre d’entrer dans les cellules du corps.

Le problème des édulcorants peut donc être expliqué grâce à la métaphore de l’homme qui criait au loup. L’ingestion de faux sucre envoie généralement un signal au cerveau. Ce dernier « enclenche » la production d’insuline, comme s’il s’agissait de vrai sucre. Au final, puisqu’il ne s’agit que d’un leurre, trop d’insuline se retrouve dans le sang. Le cerveau en prend conscience et, à force de se faire avoir, il apprend à ne plus produire d’insuline lorsqu’il détecte des édulcorants. Malheureusement, à la longue, puisque le cerveau est incapable de faire la différence entre du sucre et un édulcorant, le pancréas finit par ne plus produire d’insuline, même si cela est nécessaire!

Résultat : un grand consommateur de produits « diètes » finit par produire une quantité insuffisante d’insuline. Évidemment, sans cette substance dans le sang, il est impossible pour les cellules d’arriver à se nourrir. Puisque les cellules des grands consommateurs d’édulcorants sont constamment « sous-alimentées », ces derniers ont toujours l’impression d’avoir faim. Cette sensation peut évidemment mener à la consommation excessive de nourriture et à l’obésité.

Advertisements

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *