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La côte ouest de l’Amérique du Nord pourrait bien être aux prises avec ce qui pourrait être la plus importante efflorescence d’algues toxiques jamais observée dans l’océan Pacifique. En effet, une prolifération inhabituelle de phytoplancton se propage au large des côtes de la Californie et s’étend jusqu’au nord de la Colombie-Britannique, selon des scientifiques américains. Pêches et Océans Canada surveille également cette éclosion qui a déjà entraîné la fermeture de la pêche aux mollusques bivalves sur la majorité de la côte canadienne. Le niveau de toxicité dans la plupart des secteurs n’est toutefois pas à un niveau qui pourrait entraîner des problèmes de santé, selon le scientifique Ian Perry de Pêches et Océans. Cependant, les organismes filtreurs comme les moules et les huîtres accumulent les toxines. Ces toxines peuvent entraîner une intoxication par la phycotoxine paralysante chez ceux qui consomment ces mollusques bivalves. Cette intoxication peut même être mortelle, selon les chercheurs de l’Université de la Californie de Santa Cruz. Cette croissance extraordinaire des algues a débuté en mai et s’avère aujourd’hui être une des plus toxiques et des plus vastes observées au cours de la dernière décennie, selon  Raphael Kudela, professeur des sciences océanographiques de l’Université de la Californie. Les chercheurs s’inquiètent également du niveau de phycotoxine amnestique présent dans les mollusques et autres animaux marins, dont les crabes, le merlu du Pacifique, et la sardine du Pacifique. Contrairement à la phycotoxine paralysante commune sur les côtes de la Colombie-Britannique au cours des mois d’été, la phycotoxine amnestique s’accumule également chez les poissons et contamine les humains et les animaux qui les consomment. La phycotoxine amnestique est responsable de plusieurs décès et a rendu malade plus d’une centaine de personnes, selon le département des poissons et des animaux sauvages de l’État de Washington. Les poissons et les mollusques ne souffrent pas des effets néfastes de cette toxine qui entraîne des problèmes neurologiques chez l’humain. Cette semaine, une équipe de scientifiques a pris la mer en Oregon à bord d’un navire du National Oceanic and Atmospheric Administration afin d’étudier l’efflorescence. Ils tenteront d’établir si sa taille importante est liée à la température de l’eau plus élevée qu’à la normale au large des états de la Californie et de Washington. Des échantillons d’eau seront récoltés sur toute la côte ouest américaine, de la frontière avec le Mexique à l’île de Vancouver.

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