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Il existe actuellement beaucoup  de thérapies expérimentales prometteuses pour lutter contre le cancer un peu partout dans le monde. Une de ces thérapies peut sembler surprenante à première vue. Une des armes utilisé pour lutter contre des cellules cancéreuse n’est ni plus ni moins que des virus, notamment ceux du rhume, de la rougeole ou même du SIDA!! Des chercheurs se servent en effet de virus génétiquement modifiés pour insérer certains gènes dans le système immunitaire humain, afin de l’aider à combattre les cellules cancéreuses. 

L’idée d’utiliser des virus pour traiter le cancer est dans l’air depuis plus d’un siècle. Régulièrement, des rapports citent des cas de patients atteints de cancer qui se sont rétablis de manière remarquable après une infection virale. Cependant, ce n’est que tout récemment que la virothérapie a été mise au point et testée de façon rigoureuse. 

En 2015, une équipe de chercheurs canadiens de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer (IORC) a lancé le tout premier essai clinique mondial d’un nouveau traitement expérimental. Ce dernier combine deux virus pour attaquer et tuer les cellules cancéreuses tout en stimulant une réponse immunitaire anticancéreuse. Selon des recherches antérieures menées par cette équipe et des chercheurs dans le monde, cette approche pourrait être très efficace et causer moins d’effets secondaires que les traitements conventionnels de chimiothérapie et de radiothérapie.

L’une des premières patientes à participer à l’essai clinique est Christina Monker, 75 ans, une ancienne infirmière de Rockland en Ontario. On lui a diagnostiqué un cancer en 2012 et malgré six semaines de radiothérapie et deux cycles de chimiothérapie, le cancer s’est propagé aux poumons. Après avoir subi 30 autres cycles de chimiothérapie, elle s’est inscrite à l’essai clinique et a reçu le traitement le 2 juin 2015. « Les nausées causées par la chimiothérapie étaient pires que ce que j’avais pu imaginer. Avec la virothérapie, j’ai simplement ressenti les symptômes d’une grippe pendant quelques jours, et je pouvais facilement les gérer », déclare Mme Monker. « Il est encore trop tôt pour savoir si je vais pouvoir profiter de ce traitement, mais je suis contente de participer à cette importante recherche. Elle pourrait améliorer les soins pour d’autres patients. »

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