Depuis janvier, 259 cas de la maladie de Lyme ont été recensés au Québec par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). C’est 80 cas de plus que l’an dernier, alors que l’année 2017 n’est pas encore terminée.

Selon le plus récent bilan partiel du MSSS, 184 Québécois parmi les 259 ont contracté la maladie dans la province même. Autrefois considérée comme rare, la maladie ne cesse de progresser, affirme la Dre Alejandra Irace-Cima, médecin-conseil à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). La maladie de Lyme se transmet à la suite de la morsure d’une tique porteuse de la bactérie Borrelia burgdorferi. «La tique avance lentement, mais sûrement sur le territoire québécois», mentionne la Dre Irace-Cima.

La migration de la tique vers le nord est causée par les changements climatiques. Les hivers doux que le Québec a connus au cours des dernières années ont permis à la tique de survivre et de se développer dans la province.

La région de l’Estrie est de loin la plus touchée par la maladie (119 cas), suivie par la Montérégie (80 personnes atteintes, dont 46 qui l’ont contractée dans la région).

Le nombre grandissant de cas recensés s’expliquent par le fait que les gens connaissent mieux les symptômes de la maladie et que les médecins sont mieux outillés pour les reconnaître : rougeur de la peau qui dépasse 5 cm après quelques jours (généralement à l’endroit de la piqûre), fièvre, fatigue, maux de tête, raideur à la nuque ainsi que douleurs musculaires et articulaires.

Le risque de transmission est faible si la tique reste accrochée moins de 24 heures, et la maladie peut alors être soignée avec des antibiotiques. Si elle n’est pas traitée, elle peut causer des lésions articulaires, cardiaques et neurologiques dans les semaines, voire les années suivant l’infection.

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