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Malgré des décennies de recherche menant à une grande amélioration dans la connaissance du virus et la maladie qu’il provoque, il n’existe toujours pas de remède pour le VIH. On ne peut pas, encore aujourd’hui, éliminer le virus de la personne atteinte. Cependant, un homme, un seul, le fameux « patient de Berlin », Timothy Ray Brown, a reçu une guérison fonctionnelle du VIH en 2007. Il reste la seule personne à avoir été complètement débarrassé du virus, mais les scientifiques n’étaient pas sûrs quel aspect de son traitement était responsable pour cette guérison miracle. Aujourd’hui, une nouvelle étude aurait enfin réussi à faire la lumière sur ce mystère. Brown a été diagnostiqué avec le VIH en 1995, il a pris des médicaments anti-VIH, ou la thérapie antirétrovirale (ART), pendant 11 ans pour contrôler son infection avant d’apprendre qu’il avait développé une leucémie. Il a reçu de la chimiothérapie, mais suite à l’échec de celle-ci, les médecins ont décidé de procéder à une greffe de moelle osseuse. Le traitement fût un succès et son cancer disparut. Le plus intéressant est que le VIH a chuté à des niveaux indétectables dans le sang et n’a jamais rebondi, malgré le fait que Brown ait cessé sa thérapie antirétrovirale. Que s’est-il donc passé? Eh bien, les scientifiques pensent que trois facteurs pourraient avoir contribué à cette guérison. Tout d’abord, Brown a reçu une greffe provenant d’un individu avec une mutation rare qui modifie l’un des récepteurs que le VIH utilise pour pénétrer à l’intérieur des globules blancs. Deuxièmement, le système immunitaire propre de Brown a été détruit par la chimiothérapie et la radiothérapie pour le préparer à la greffe. Ce processus, aurait pu tuer toutes les cellules infectées par le VIH dans son corps. Enfin, les cellules transplantées de moelle osseuse auraient attaqué les propres cellules de Brown et donc détruit des réservoirs du VIH restants. Ce phénomène est connu sous le nom de « réaction du greffon contre l’hôte ». Pour savoir quel aspect pourrait être responsable, une équipe de chercheurs de l’Université d’Atlanta a conçu une petite étude sur les singes. Comme décrit dans la revue PLoS Pathogens, les scientifiques ont prélevé des cellules souches du sang de trois macaques et les ont conservées pour plus tard. On a ensuite infecté les singes et trois autres singes (contrôle) avec un virus hybride appelé SHIV, qui est un mélange de VIH et la version simienne. Ils ont ensuite donné aux singes infectés la thérapie ART comme à des patients humains. Plusieurs mois plus tard, les trois singes auxquels ont avait prélevé des cellules souches ont reçu une irradiation totale du corps. Ce traitement aurait tué la plupart de leurs cellules immunitaires, y compris 99% des globules blancs infectés au VIH. Les singes ont ensuite reçu une transplantation de leurs propres cellules souches qui avaient été prélevées au début. Après que les cellules souches eurent été greffées avec succès, les chercheurs ont arrêté la thérapie ART dans les 6 singes. Tout comme lorsque les humains cessent de prendre leurs médicaments, le niveau de virus a bondi chez les singes contrôles et chez les 2 singes transplantés. Le 3e singe souffrait d’insuffisance rénale après 2 semaine de thérapie et a dû être euthanasié. Selon les chercheurs, cela suggère que le conditionnement (destruction du système immunitaire) n’est pas suffisant pour débarrasser les patients du VIH. Au lieu de cela, il est probable que la « réaction du greffon contre l’hôte », la mutation chez le donneur de Brown, ou les deux situations combinées seraient responsables pour la disparition du virus chez Brown. Comme les singes avaient reçu leurs propres cellules, il n’y aurait pas eu de « réaction du greffon contre l’hôte », il semble probable que ce peut être un facteur important. Deux autres patients atteints de leucémie séropositifs ont reçu des greffes de donneurs mais sans la mutation, et au moment où tout ressemblait à une guérison totale, le virus a fini par réapparaître. Cela suggère que les greffes n’ont probablement réussi qu’à réduire la quantité de VIH dans leur corps. Récemment, une découverte pourrait mener vers l’élimination du VIH dans les cellules des malades en détruisant le virus dans les cellules. Pour plus d’information sur celle-ci consulter l’article suivant : On a éliminé le VIH dans des cellules humaines  

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