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La croissance économique n’a plus à être couplé avec des niveaux élevés de pollution.  Il s’agit donc d’un « découplage historique ». En effet, un nouveau rapport a montré que, malgré la croissance de 3 pour cent de l’économie mondiale l’an dernier, les émissions de carbone sont restées inchangées. Commandé par la Renewable Energy Policy Network for the 21st Century (REN21), le rapport identifie le développement record des sources d’énergie renouvelables en Chine comme étant la force motrice de ce découplage très prometteur.  L’utilisation accrue par la Chine des ressources renouvelables, et les efforts déployés par les pays de l’OCDE pour promouvoir le développement durable sont les principaux facteurs contribuant à ce découplage. Selon le rapport, en termes de dollars dépensés sur les énergies renouvelables, les principaux pays investisseurs ont été la Chine, les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et en Allemagne. L’équipe derrière le rapport affirme que la production d’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque (panneaux solaires) a connu une croissance phénoménale, soit  environ 48 fois plus qu’en 2004 (3,7 GW) à 2014 (177 GW). La capacité de l’énergie éolienne a aussi connu une augmentation remarquable de huit fois au cours de la même période. Grâce à leurs investissements à long terme dans les énergies renouvelables, les pays en développement ont également participé au découplage.  Le Burundi, le Kenya, le Honduras, la Jordanie et l’Uruguay sont particulièrement mentionnés comme étant les pays en tête de liste dans le monde pour les investissements par rapport au PIB par habitant. La Chine représente 63 pour cent des investissements des pays en développement, tandis que le Chili, l’Indonésie, le Kenya, le Mexique, l’Afrique du Sud et la Turquie ont investi chacun plus de 1 milliards de dollars US dans les énergies renouvelables, selon le rapport. Selon Fred Pearce au New Scientist, non seulement la Chine est maintenant le plus grand installateur d’éoliennes, des centrales solaires et hydroélectriques en 2014, mais pour la première fois, elle a réussi à réduire son taux de combustion du charbon. La croissance économique stable de la Chine combinée à une réduction de l’utilisation de combustibles fossiles représente un développement extrêmement encourageant.  De plus, Pearce précise qu’une analyse de l’Agence Internationale de l’Énergie publiée plus tôt cette semaine prévoit que, grâce aux énergies renouvelables et à une efficacité énergétique toujours grandissante, une croissance de 88 pour cent de l’économie mondiale d’ici 2030 pourrait être accompagné d’une croissance des émissions de seulement 8 pour cent. Est-ce le premier signe d’un réel changement ? Peut-être pourrons-nous éviter le pire après tout ?

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