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L’homme produit tellement de déchets plastique qu’il ne sait même plus comment les éliminer. C’est devenu un véritable casse-tête, technique et financier. Du coup, tout le monde planche sur la question, y compris les scientifiques… qui viennent de faire une étrange découverte. Et si les vers étaient la solution à la dégradation du plastique? Une hypothèse étonnante, mais loin d’être farfelue…

Des chercheurs ont en effet découvert que les vers de farine se régalaient du polystyrène expansé, le styrofoam, une matière plastique très utilisée dans l’industrie : plus de 33 millions de tonnes sont produites chaque année, seulement aux États-Unis. Moins de 10% de cette quantité est recyclée et le reste est rejeté dans la nature. Certes, un gobelet de polystyrène peut être recyclé, mais un certain nombre de fois seulement. Fatalement, il arrivera un moment où on ne saura plus quoi en faire. Ou il brûlera, contaminant ainsi l’atmosphère, ou il flottera des années dans l’océan, représentant un risque pour les espèces y vivant, ou il se décomposera très très lentement dans la terre, souillant celle-ci.

Ainsi, ces petites bêtes jaunes, qui sont en fait les larves des ténébrions meuniers, un insecte de la famille des coléoptères (voir image ci-dessous), pourraient s’avérer l’arme secrète dans la lutte contre la pollution due aux matières plastiques.

Une étude en cours menée par des ingénieurs de l’Université Stanford, en collaboration avec des chercheurs en Chine, montre que les vers de farine communs peuvent biodégrader en toute sécurité différents types de plastiques. Les scientifiques qui ont découvert les goûts gastronomiques de ces petites bestioles ont peut-être mis la main sur une solution en ce qui a trait à l’accumulation des résidus de plastique. En laboratoire, 100 vers de farine mangeaient entre 34 et 39 milligrammes de mousse de polystyrène par jour, soit environ le poids d’une petite pilule. Les vers convertissent environ la moitié de la mousse de polystyrène en dioxyde de carbone, comme ils le feraient avec une autre source alimentaire.

Évidemment, ces chiffres confirment qu’il n’existe pas assez de vers sur la planète pour décomposer tout le plastique que nous produisons. Par contre, si on arrivait à comprendre le mécanisme de la digestion de ces vers, nous pourrions possiblement arriver à transformer le plastique en matière organique, et ce, à grande échelle! Vous imaginez ? Des millions de tonnes de plastique transformés en engrais naturel ? Génial, non ! En attendant que ce jour arrive, on peut tout de même faire quelque chose : continuer de recycler tout ce qui peut l’être et évitons de consommer tout ce qui est jetable !

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